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De petits gestes ayant des retombées significatives

Des équipes diversifiées et inclusives offrent des services qui le sont tout autant. C’est pourquoi le vendredi 8 février, le Service numérique canadien a tenu l’événement Diversité au sein des services numériques, une journée destinée à échanger des idées à propos de la diversité et de l’inclusion des équipes, ainsi que de leur incidence sur la prestation de meilleurs services.

Nous savons que pour tirer le maximum des séances de discussion, nous devons inclure le plus de voix possible en éliminant les obstacles à la participation. Nous avons donc créé cet événement de façon à mobiliser des gens de diverses communautés, y compris les personnes handicapées.

Les services d’accessibilité offerts étaient les suivants:

  • Interprètes en langue des signes américaine (ASL) et en langue des signes québécoise (LSQ) pour les personnes sourdes ou malentendantes;
  • Système « Communication Access Realtime Translation » (CART), afin que les discussions s’affichent sous forme de texte à l’écran;
  • Traduction française avec casques d’écoute pour les discussions se tenant dans une seule langue.

Pour apprendre comment planifier des réunions inclusives, consultez ce guide d’Emploi et Développement social Canada (EDSC).

Au total, plus de 50 personnes provenant des secteurs public et privé, du milieu universitaire et de la communauté des technologies civiques ont assisté à l’événement. Alors, sur quoi ont porté les discussions?

1. Les contraires ne s’attirent pas

Mais… les semblables s’attirent. Si nous voulons recruter des gens de divers milieux et de points de vue uniques, nous devons leur offrir un environnement où ils peuvent s’imaginer en train de s’épanouir.

Pour être inclusif, il faut créer des espaces qui incitent les personnes à donner le meilleur d’elles-mêmes, sans discrimination fondée sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la religion, l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, la déficience, l’âge, le statut d’ancien combattant, l’état matrimonial, la grossesse, la situation familiale, l’emplacement géographique…

Pour y arriver, nous devons inspirer la confiance. La confiance, c’est ce qui fait la différence entre une équipe qui collabore à l’atteinte d’un objectif commun tout en faisant preuve de créativité et un groupe de personnes qui travaillent sur un même projet. Et comme nous l’avons constaté lors de l’événement, c’est nous qui devons faire les premiers pas.

Par où devons-nous commencer?

Les participants ont proposé quelques pistes afin de favoriser une meilleure inclusion et une plus grande confiance au sein de l’équipe, notamment:

  • Commencer à petite échelle. Nul n’est tenu de gravir la montagne d’un seul pas de géant. De petits gestes entraînent de grands changements.
  • Créer une source fiable, comme une charte d’équipe, qui définit expressément les choses importantes à la culture d’équipe.
  • Exprimer régulièrement sa gratitude et reconnaître la valeur et les compétences de ses coéquipiers.
  • Offrir des possibilités de leadership et attribuer le travail en fonction des intérêts de chaque équipe.
  • Tirer parti de la technologie pour permettre aux gens de travailler de la façon qui correspond le mieux à leur mode de vie.

Puis, une fois que nous avons appliqué ces propositions à notre façon de faire, nous devons:

  • faire preuve d’empathie et d’ouverture dans chaque aspect de notre culture de travail, y compris dans le cadre de notre processus d’embauche;
  • rédiger les offres d’emploi en utilisant un vocabulaire non genré, en mettant de l’avant la culture que nous offrons et les mesures spécifiques que nous prenons afin d’être inclusifs;
  • faire un effort délibéré lorsque nous embauchons du personnel en sollicitant les personnes plutôt que d’attendre qu’elles viennent à nous.

Voici quelques ressources et outils conçus de manière à contribuer à une culture d’appartenance et de confiance:

2. Prendre conscience de ses préjugés

En dépit de pratiques efficaces en matière de diversité et d’inclusion, il y aura toujours des angles morts dans notre approche. Nos limitations se transposent dans notre façon de concevoir des services numériques, et c’est pourquoi nous aurons toujours besoin de recourir à la recherche, aux mises à l’essai et aux vérifications.

Pour remédier aux angles morts dans la conception de services s’adressant à un public diversifié, les participants ont suggéré:

  • de penser aux personnes dès la conception, puis en cours d’élaboration, et de faire en sorte qu’elles participent à l’ensemble du processus;
  • de se demander : « Qui suis-je en train d’oublier? », et de solliciter l’avis de ces personnes;
  • de tisser des liens avec des personnes qui peuvent aider à pallier un manque de connaissances;
  • de rendre tout le contenu (pas seulement le texte) accessible;
  • d’alléger la charge cognitive de l’utilisateur en utilisant un langage simple;
  • d’être toujours ouvert à apprendre; le travail n’est jamais terminé.

Voici quelques ressources suggérées afin de remédier aux angles morts:

3. Faire figure de leader

Nous avons besoin de grands leaders étant capables d’empathie et encourageant activement un environnement propice à rendre les changements mentionnés ci-dessus possibles.

Selon les participants, un bon leader : * sait quand il doit parler et se taire; * cherche délibérément à changer ce qu’il a le pouvoir de changer et sait admettre qu’il ignore quelque chose; * sait que son but principal est d’aider les équipes à livrer le meilleur d’elles-mêmes et d’éliminer les obstacles qui les en empêchent; * ne met pas plus l’accent sur la productivité (les résultats) que sur l’inclusivité et l’appartenance.

La bonne nouvelle? Ces qualités ne sont pas réservées qu’aux leaders. Les travailleurs ont tout autant la capacité d’être des vecteurs de changement que ceux qui se trouvent en haut de l’échelle hiérarchique traditionnelle.

Alors, qu’est-ce que ça signifie? Tout le monde peut orienter et diriger le changement.

Nos petits gestes

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont fait part de leur expérience en février. En tant qu’organisation, nous ne prenons pas cette occasion de grandir à la légère.

Inspiré par les discussions et le fait que le changement doit venir de soi, le SNC s’engage à créer un espace où notre équipe peut échanger davantage à propos de la diversité, de l’inclusion et de l’appartenance. Bien que nous reconnaissions que cet objectif ne sera pas atteint du jour au lendemain, nous réaliserons entre autres dans un avenir immédiat les petits gestes suivants:

  • créer un code de conduite énonçant les attentes en matière de comportement et soulignant les moyens que nous comptons utiliser afin de générer les conditions qui nous permettent de travailler ensemble tout en tirant le meilleur de chacun;
  • créer et partager un engagement en matière de conflit dans le but de fournir à l’équipe des stratégies permettant de régler les conflits de façon proactive;
  • veiller à ce que tous les gestionnaires suivent la formation sur le civisme en milieu de travail;
  • veiller à ce que toute l’équipe ait l’occasion de suivre une formation sur l’équité et la solidarité.

Quels sont les petits gestes que vous avez adoptés et qui ont fonctionné pour vous et votre équipe? Faites-nous-en part afin que nous puissions poursuivre cet important dialogue et générer ensemble des retombées significatives.