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Entrevue de départ d’Eva : une petite promenade du côté privé

L’une de nos développeuses bien-aimées, Eva Demers-Brett, membre de l’équipe du gouvernement ouvert (GO), nous quitte ce mois-ci pour entreprendre une aventure passionnante dans le secteur privé 😢. Ce sera la première fois de sa carrière de développeuse qu’elle travaillera à l’extérieur de la fonction publique; c’est pourquoi nous voulions connaître ses réflexions et les leçons qu’elle gardera en tête tandis qu’elle découvre le secteur privé.

Yael: Commençons par le début. Pourquoi voulais-tu travailler au SNC?

Eva: Lorsque j’ai commencé à travailler au SNC, je venais de passer un peu plus d’un an à l’Agence du revenu du Canada (ARC). Même si j’aimais mon travail là-bas, je n’avais pas beaucoup de liberté créative pour croquer à pleine dent dans les projets ou pour résoudre des problèmes en profondeur. Puis, mon ami, qui a terminé ses études en même temps que moi, m’a dit : « Viens rencontrer cette équipe et voir ce qu’elle fait. » En juin 2017, lorsque j’y suis allée (c’était avant que le SNC dispose de laboratoires informatiques), il y avait des salles remplies de tableaux blancs de planification, avec toute cette attention envers les utilisateurs, et Dave Samojlenko faisait une démonstration de cette nouvelle chose qu’il avait construite… On pouvait dire que c’était une pièce remplie de gens passionnés qui faisaient des choses vraiment géniales. Je me suis alors dit : « Eh, je veux vraiment travailler ici. Moi aussi, je veux faire ça. »

Yael: Les nouveaux arrivés, comme moi, ont entendu tant d’histoires sur ce qu’était le SNC à ses débuts! En tant que développeuse au GO, comment était-ce à ce moment-là?

Eva: Comment décrire ça? Il y avait une forte dynamique, beaucoup de mouvement et beaucoup de grands changements. C’était pas mal intense. Nous essayions de trouver des projets auxquels nous pourrions nous attaquer. Nous essayions d’établir des partenariats alors que nous n’avions pas encore réussi à nous faire connaître. Nous essayions de mettre en place notre site Web. C’était des choses fondamentales à faire rapidement. J’étais l’une des quatre développeuses et développeurs. Il y en a maintenant 16. Ç’a été quelque chose de nous voir passer de cette petite équipe à cette équipe plus grande, où je ne savais plus ce que tout le monde faisait en tout temps. C’était de la folie pure et beaucoup de stress, mais c’était fait avec beaucoup de passion.

Yael: Sur quel code travaillais-tu à l’époque?

Eva: Au début du SNC, je travaillais surtout au projet de Ressources naturelles Canada (RNCan), essentiellement à la création d’une interface de programmation d’application pour leurs données ÉnerGuide. Le SNC a vraiment pris un risque en m’embauchant uniquement parce que j’étais passionnée, et non parce que j’avais les compétences requises. Il m’a appris que je pouvais m’investir dans un travail et acquérir des compétences très, très rapidement. Me mettre à jour sur les langages JavaScript et GraphQL pour travailler à ce projet était épeurant, mais c’était aussi très amusant d’avoir cette liberté.

Yael: Quelle a été ta plus grande réalisation pendant ton séjour ici?

Eva: Quand je pense au temps passé au SNC, je le vois comme une série de plusieurs petites victoires, qui ensemble, m’ont permis de vivre une grande et belle expérience. J’ai grandi en tant que membre de l’équipe.

Sons d’un chien qui aboie et d’une sonnette de porte

Yael: Dois-tu aller répondre?

Eva: Désolée, quelqu’un dépose un colis d’Amazon et mon chien aboie.

(Ce sont les réalités du travail décentralisé, chers collègues!)

Yael: Parle-moi de l’une de ces petites victoires.

Eva: Pour le projet de RNCan, j’ai eu l’occasion de travailler à la fois sur le front-end et le back-end, et d’apprendre par moi-même un programme et un langage en une semaine. Ce qui était formidable, c’est que tous les membres de l’équipe étaient d’un grand soutien.

Honnêtement, je n’aurais pas été capable de simplement me lever pour « [montrer la chose] » (https://digital.canada.ca/2018/07/31/showing-the-Whole-iceberg/) avant de venir ici. C’est vraiment génial d’avoir été encouragée de la sorte et d’avoir pu développer ces compétences.

Yael: De quel moment es-tu le plus fière?

Eva: Je dois dire que c’est le changement que j’ai vu en moi, en tant que personne, et le fait d’avoir acquis cette confiance et ces connaissances qui permettent de faire plusieurs choses. Avant, j’étais terrifiée à l’idée de devoir écrire mon code en mode ouvert, mais maintenant, ce n’est plus un problème pour moi. J’ai l’impression que je peux « apprendre n’importe quoi » ou « faire n’importe quoi ». C’est grâce au SNC que j’ai acquis cette confiance et ces compétences. C’est peut-être ce dont le SNC devrait être le plus fier, en fait!

Yael: Ce travail peut aussi parfois être difficile. Quel a été ton plus grand défi?

Eva: Je suis allée prendre un café avec notre ancienne collègue Annie Leblond avant qu’elle quitte le SNC, et elle m’a dit qu’un emploi de rêve n’est jamais facile. Je pense que cette phrase a vraiment trouvé un écho en moi. L’une des choses difficiles au SNC, c’est que nous avons tous tellement de passion pour notre travail, et nous prenons les choses tellement à cœur, que si les choses tournent mal ou ne tournent pas rond, ça peut être très dur.

Yael: Comment as-tu surmonté certains de ces défis?

Eva: Ce qui est particulièrement utile, c’est le mantra du SNC qui consiste à effectuer des analyses post mortem et des rétrospectives sans reproches. Nous discutons de ce qui a bien fonctionné et de ce qui n’a pas fonctionné, nous ne traitons pas les échecs comme des choses à éviter, mais comme des expériences d’apprentissage que nous connaîtrons tous, et nous trouvons les leçons à tirer de tout ça pour aller de l’avant.

Yael: As-tu des craintes par rapport à la transition du secteur public au secteur privé?

Eva: Le changement fait peur. Il n’y a rien de nouveau, j’ai déjà fait tout ça, mais le changement fait peur. J’étais terrifiée lorsque je me suis jointe au SNC et j’ai peur de partir, mais de nombreuses personnes que j’admire et en qui j’ai confiance m’ont dit que si on a peur d’un changement, c’est qu’on va dans la bonne direction. Si on n’a pas peur, le changement n’est pas assez important.

Yael: Quelles leçons tires-tu de ton temps passé ici?

Eva: Le SNC m’a appris à être toujours passionnée par ce que je fais. Toujours, toujours, toujours. À apprendre continuellement de nouvelles choses. Et à ne pas avoir peur de l’échec. Il y aura des échecs, c’est normal; il suffit d’en tirer des leçons et de continuer.

J’ai aussi connu un changement de perspective qui va rester. Dans le milieu de travail gouvernemental où j’étais avant d’arriver au SNC, l’échec était quelque chose de très grave : il allait vous fermer des portes, vous attirer des critiques et vous décourager. Alors personne n’osait parler d’échec ou analyser les raisons pour lesquelles une chose avait mal tourné. Pourtant, tout le monde vit un échec à un certain moment. C’est vraiment important d’apprendre à faire face à la situation, à réagir quand ça arrive, à tirer des leçons de nos erreurs et à aller de l’avant.

Yael: Qu’est-ce qui te manquera le plus?

Eva: Les gens! Les gens vont me manquer. J’adore le SNC, j’aime tous ceux avec qui j’ai travaillé. Ce sera très différent. Le travail était vraiment agréable, et c’était formidable de pouvoir écrire un vrai code au gouvernement. Mais au bout du compte, c’est à cause des gens si je suis restée ici deux ans. Continuez d’être géniaux. Je pense que c’est le moment parfait pour l’existence du SNC. Vous me manquerez beaucoup. Heureusement, le SNC travaille ouvertement, alors je pourrai me tenir au courant!