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Créer des espaces inclusifs pour la collaboration au sein du gouvernement du Canada — Une entrevue avec Jose Jimenez

Cet article a été publié sur la page LinkedIn du SNC en juin 2023. Consultez le billet original.

« Il y a une citation de la comédie musicale Hamilton qui dit “Qu’est-ce qu’un legs ? C’est semer un jardin pour ne jamais en voir les fleurs” et ça m’a toujours touché, surtout en tant que fonctionnaire. »

— Jose Jimenez (équipe de la croissance pour les produits de la plateforme du SNC).

En tant que fonctionnaires, il est important que nous adoptions des approches inclusives dans notre travail. L’inclusion est une pratique active qui permet aux personnes que nous servons et aux fonctionnaires avec lesquels nous travaillons qui sont 2ELGBTQ+ ou une autre identité marginalisée d’avoir un sentiment d’appartenance et de savoir que leur bien-être en tant qu’être humain nous tient à cœur.

Parmi les façons dont nous célébrons la saison de la Fierté, nous prenons le temps de parler des façons dont nous intégrons les valeurs de l’inclusion dans notre travail. Lisez notre entrevue avec Jose ci-dessous !

Q1 : Tout d’abord, joyeux mois de la Fierté ! Parlez-nous un peu de vous et de votre travail au SNC.

Merci ! Et joyeux mois de la Fierté à vous ! Pour commencer, une petite introduction : J’ai grandi dans un petit pays d’Amérique du Sud appelé l’Équateur. Comme vous pouvez le deviner, je parle l’espagnol, ainsi que l’anglais et un peu le français. Certains de mes moments les plus marquants ont été liés au travail des fonctionnaires, qu’il s’agisse de mon parcours d’immigrant ou de mon expérience de jeune professionnel au sein de plusieurs ministères. 

Je me considère comme étant de nature curieuse. J’ai eu la chance et le privilège de travailler avec des gens qui étaient heureux de répondre à mes questions et de me montrer les ficelles du métier. Je fais maintenant la même chose avec les autres en participant à des campagnes d’apprentissage au Service numérique canadien (SNC) et au sein du Réseau des jeunes fonctionnaires fédéraux (RJFF). Au cours des dernières années, j’ai eu l’occasion d’animer et de participer à des discussions sur la neurodivergence, les enjeux queers intersectionnels, l’immigration et la culture, les idées de la « masculinité » et la gestion d’émotions comme le rejet. 

J’ai commencé ma carrière au GC en tant qu’étudiant au SNC avec l’équipe des partenariats. J’y ai beaucoup appris sur les mécanismes du gouvernement et sur la façon de communiquer avec les fonctionnaires dans différents secteurs de l’organisme. J’ai ensuite travaillé dans un autre ministère avant de revenir au SNC en tant qu’étudiant avec l’équipe de soutien pour Alerte COVID. Après avoir obtenu mon diplôme du programme des Affaires publiques et gestion des politiques de l’Université Carleton (en anglais), j’ai dirigé le service des événements au SNC.

Je travaille maintenant avec l’équipe de la croissance pour les produits de la plateforme du SNC en tant que responsable du marketing technique pour le produit Formulaires GC, mais j’aime décrire mon rôle comme étant celui d’un aide curieux. Au GC, il y a beaucoup de nuances et de considérations importantes lorsqu’on offre des solutions, comme la sécurité, l’accessibilité, les politiques et les mandats, ainsi que des contraintes en matière d’affaires et de traitement. Une bonne partie de mon travail consiste à rencontrer des fonctionnaires et à collaborer avec ces personnes pour comprendre leur contexte et déterminer si Formulaires GC pourrait leur être une solution utile (explorez l’outil). 

Q2 : Comment créez-vous intentionnellement des espaces qui donnent aux gens un sentiment d’appartenance, en évitant d’exclure inconsciemment diverses identités ?

J’aborde cette question de plusieurs façons dans mon travail. Principalement en évitant le langage genré dans mes communications afin de les rendre plus inclusives pour divers publics. Ma langue maternelle est l’espagnol, une langue particulièrement axée sur la distinction entre les genres — c’est une notion bien ancrée dans la façon dont j’ai appris à parler. Cette dynamique existe aussi en français. Par exemple : Une « voiture » (el carro) est un nom masculin et une « tasse » (la taza), un nom féminin. En fait, ma collègue Marie-Sophie a récemment rédigé un billet de blogue sur la façon dont son équipe linguistique travaille à éliminer le langage genré dans les offres d’emploi en français au SNC — je vous le recommande !

Pour moi, trouver des moyens de communiquer de façon non binaire est une pratique active que je n’ai cessé de travailler au fil du temps. Par exemple, lorsque je donne des démonstrations de Formulaires GC, je fais maintenant référence aux tâches à réaliser en disant « vous pouvez cliquer sur x » plutôt que « il ou elle peut cliquer sur x ». Je ne présume pas non plus de pronoms dans mes conversations écrites ou verbales. J’adopte des pronoms neutres lorsque je ne connais pas les personnes auxquelles je m’adresse (et je m’adapte lorsqu’on me fait connaître les pronoms à utiliser). C’est un petit effort conscient que nous pouvons tou·te·s faire pour faire preuve de respect.

L’inclusion dans les communications ne se limite pas au genre et à la sexualité. J’entends trop souvent des métaphores sportives comme le « quart-arrière du lundi matin » que je ne comprends pas vraiment — je n’ai joué au football qu’à quelques reprises à des fins récréatives — ce qui me laisse deviner ce que cela pourrait signifier. J’essaie d’utiliser des métaphores et des dictons inclusifs que tout le monde peut comprendre, pas seulement les personnes ayant des intérêts ou des identités spécifiques.

En ce qui concerne l’inclusion, j’aimerais faire découvrir le « Guide international pour l’écriture inclusive » (en anglais) qui peut aider les gens qui utilisent notre produit Formulaires GC ! 

Q3 : Avez-vous d’autres idées à communiquer sur le sujet de l’inclusivité dans la fonction publique ?

Il y a une citation de la comédie musicale Hamilton qui dit « Qu’est-ce qu’un legs ? C’est semer un jardin pour ne jamais en voir les fleurs » et ça m’a toujours touché, surtout en tant que fonctionnaire. 

L’appartenance est le fruit de l’inclusion. Bien que nous puissions créer des espaces inclusifs, cela ne signifie pas que les nouveaux et nouvelles venu·e·s auront un sens d’appartenance. Pour moi, cela met en perspective les privilèges et les obligations que nous avons en tant que fonctionnaires de faire le bien et d’être conscient·e·s de nos approches. Et ce, non seulement dans nos façons de travailler, mais aussi pour le public que nous servons — le public dont nous faisons aussi partie. Les répercussions du travail au sein de la fonction publique sont si vastes que nous ne pouvons pas entièrement en connaître l’ampleur. Nos actions et nos décisions d’aujourd’hui peuvent avoir des répercussions à l’avenir, comme des politiques qui façonneront la façon dont les gens abordent le travail dans 10 ans. Il nous appartient à tou·te·s, en tant que fonctionnaires, d’intégrer l’inclusion à notre travail afin que ceux qui nous suivent puissent connaître ce sentiment d’appartenance.

Joignez-vous aux communautés numériques !

Si vous faites partie de la communauté 2ELGBTQ+ et que vous travaillez dans le domaine des technologies ou que celui-ci vous intéresse (y compris si vous occupez un rôle de soutien dans les domaines des communications et de l’administration), je vous suggère de prendre connaissance de QueerTech ! Vous y trouverez des événements, des ressources et du mentorat visant les personnes queers.

Enfin, si vous avez besoin de formulaires Web ou si vous cherchez des moyens d’obtenir de l’information auprès des personnes que vous servez, jetez un coup d’œil à Formulaires GC. L’équipe et moi-même sommes là pour vous écouter et vous aider.